Technologies sans contact
To beacon or not to beacon ?
1 juin 2017
0
, , , , , , ,

De quoi parle t-on ?

beaconBeacon, iBeacon, Uribeacon, Bluetooth Low Energy, Physical Web… Quand on s’intéresse au sujet des intéractions offline / online, le monde du Beacon est habité de termes différents et on peut rapidement s’emmêler les pinceaux. Je vais donc m’atteler à essayer d’expliquer correctement les différences et les subtilités de chaque terme que l’on rencontrera.

Ce qu’il faut savoir avant toutes choses, c’est que derrière tous ces termes, il y a une seule technologie en commun: Le Bluetooth Low Energy (BLE). Créé à l’origine par Nokia, cette norme est basé sur le bluetooth à la différence que la bande passante est plus limitée et que la consommation d’énergie est 10 fois moindre. La portée du dispositif varie entre quelques mètres à une cinquantaine de mètres.

Ce faible coût d’énergie a permis d’intégrer ce standard de communication à de nombreux objets de taille plus petite (montre, capteurs, etc.) faisant du BLE une norme idéale pour son intégration aux objets connectés.

Puis apparaissent les premiers Beacons, qui sont, comme leur nom anglais l’indique, des petites balises physiques sans fil qui vont émettre un signal en utilisant le Bluetooth Low Energy. En résumé, on pourrait les décrire comme des capteurs/émetteurs bluetooths.

Au commencement il y a Apple.

C’est Apple qui va dans un premier temps impulser et encourager l’émergence de cette technologie en lançant iBeacon, le protocole de communication qui va équiper les appareils Apple pour communiquer avec les beacons. L’iBeacon est ainsi très répandu, il est présent de manière natif sur iOS et est compatible aujourd’hui avec tous les systèmes d’exploitations. iBeacon permet aux applications mobiles qui vont l’utiliser de déclencher une action lorsqu’elles se situent à proximité d’un beacon.

Google suit le chemin et s’adapte

 physical-webLa multiplication des beacons a aussi poussé des éditeurs de logiciels à adapter leurs applications. Google a par exemple fait évoluer son navigateur Chrome afin de recevoir automatiquement les notifications des beacons qui seraient placé à proximité. Son navigateur devient la porte d’entrée, le portail pour découvrir et entrer en interaction avec le monde physique qui entoure le terminal qu’on utilise. Ainsi, en envoyant une URL au navigateur, on entre en interaction avec le beacon et on peut l’utiliser sans passer par une application tierce. C’est ce projet appelé Physical Web que Google a mis en place pour que le web (Chrome) puisse accéder aux beacons physiques. Dans cette volonté d’ouverture, Google a lancé Eddystone, nom qu’elle a donné à sa plateforme permettant aux développeurs d’utiliser sa version Open Source du beacon afin de faire communiquer les capteurs bluetooths avec Chrome.

Où en sommes-nous ?

Depuis son lancement en 2013, on avait annoncé un grand avenir pour le système beacon. Chaque année des rapports en louaient les avantages notamment pour vanter les apports de cette techno aux distributeurs ou pour indiquer que les consommateurs étaient prêts à l’utiliser.

Pourtant, malgré ces bonnes annonces, la mayonnaise n’a pas pris auprès des différents secteurs de la distribution. L’adoption des beacons n’a pas suivi les tendances qu’on annonçait surtout en France et les raisons sont nombreuses.

– Si l’utilisation du beacon comme aide à la géolocalisation au sein d’un environnement fermé peu se révéler intéressante, elle est réellement rentable que dans des environnements complexes, inutile d’opter pour ce système si de simples améliorations ergonomiques peuvent guider l’utilisateur.

– La possibilité d’envoyer des notifications via des applications directement sur le Smartphone d’une personne qui passerait à proximité d’une balise se révélait intéressante mais là encore les contraintes en ont limité l’adoption. L’audience accessible par ces notifications s’est montrée bien trop faible, il fallait un téléphone compatible, le Bluetooth d’activé et l’application concernée installée (et ouverte dans le cas d’Android).
Si l’on rajoute à cela, que les utilisateurs ont trouvé que la capacité à pousser des messages promotionnels ou publicitaires directement sur leurs Smartphones est assez intrusive, ils prenaient l’habitude de désactiver les notifications pour les éviter.

Un espoir que cela change ?

Pourtant il y a de nombreux signaux qui permettent d’avancer que la technologie n’est pas à enterrer trop vite. L’année 2016 a vu l’installation de 2.7 milliards d’objets, de beacons ou de panneaux publicitaires connectés. Estimote a par ailleurs fait évoluer ses beacons afin de les rendre beaucoup plus communicants. La balise peut ainsi faire office de modem Bluetooth et communiquer avec d’autres objets connectés comme de l’électroménager.

Il apparait donc que les beacons pourraient être utilisés pour fournir de nouvelles fonctionnalités, beaucoup plus intéressantes que du simple push de messages publicitaires. Leur relatif faible coût permet de créer des réseaux indoor capable de générer des données pertinentes sur le comportement des utilisateurs. L’analyse de ces datas permet alors par exemple de construire de nouvelles interactions avec les consommateurs. La géolocalisation précise permettrait de localiser un client qui hésite devant un produit et d’envoyer une notification non pas au client mais au vendeur. On pousserait ainsi sur le terminal du vendeur les informations issues des CRM pour ce client en particulier. Le vendeur serait alors plus armé pour aider le client à se décider et le guider dans son choix.

Ce qui est donc important c’est l’intelligence qu’on mettra derrière les beacons, ce sont les usages et le réel service qu’on rendra aux clients ou aux usagers. Sans véritable proposition de valeurs, ni les utilisateurs ni les professionnels n’auront à y gagner.

Waze beacons, un cas d’utilisation pertinent.

waze-beaconsAfin d’améliorer la navigation des automobilistes sous les tunnels, Waze a mis en place un programme permettant aux professionnels de la route d’installer des beacons au sein de leurs infrastructures afin de parer à la non réception d’un signal GPS. Nous avons ici un cas où les conditions sont réunis afin de permettre l’utilisation optimale des beacons.

Le Bluetooth étant très souvent activé lors de la conduite, (pour transmettre de la musique  au poste radio par ou les appels à un système main libre par exemple).

L’application de navigation est installée et ouverte sur le téléphone en cas d’utilisation. Ce qui permet même d’inviter le conducteur a activé le Bluetooth par un message si ce n’est pas déjà fait (cf image).

– La fonction apportée est utile à l’utilisateur puisqu’elle offre une non interruption du service proposée initialement par l’application.

On voit donc ici, une réelle proposition de valeur apportée grâce à la capacité des beacons à géolocaliser un appareil indoor. C’est vraiment dans cette optique là, et à partir d’un besoin réel que les beacons prendront toute leur place dans l’espace du phygital.

About author

Mohamed El Morabti

Je suis un chef de projet digital passionné par le numérique et l'innovation. Développeur à mes heures perdues pour garder la forme.

maxresdefault (2)

Plein les yeux avec le Mapping Video 3D

De quoi parle t-on ? Beacon, iBeacon, Uribeacon, B...

En savoir +
batterie

Et si nous n’avions plus besoin de recharger nos téléphones ?

De quoi parle t-on ? Beacon, iBeacon, Uribeacon, B...

En savoir +
Li-fi_large

Li-Fi : quand la lumière nous parle

De quoi parle t-on ? Beacon, iBeacon, Uribeacon, B...

En savoir +

There are 0 comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *